Et si on changeait le nom des légumes pour les rendre plus craquants ?

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Et si on changeait le nom des légumes pour les rendre plus craquants ?

Et si on changeait le nom des légumes pour les rendre plus craquants ?

Bonne nouvelle : des chercheurs ont trouvé la technique infaillible pour faire apprécier les légumes aux ados, et aux enfants. Laquelle ? Changer leur nom, tout simplement. Bon, on ne veut pas casser la joie de cette découverte mais… on le savait déjà. Et oui, pourquoi croyez-vous que l’on appelle l’endive, la Perle ?  

Haricots verts 0 – 25 Haricots verts piquants aux échalotes croustillantes

Soyons honnêtes, si on avait pu participer à cette étude*, on l’aurait fait avec grand plaisir ! Il faut dire que le principe était sympa : des chercheurs de l’Université Stanford aux Etats-Unis ont proposé aux étudiants, et habitués du restau U, de goûter pendant quatre jours de suite, quatre déclinaisons d’un même plat de légumes. Sans leur dire bien sûr.

Ainsi, pendant quatre jours, les légumes étaient préparés, présentés et servis de la même façon. Exactement. La seule chose qui changeait, c’était l’intitulé du plat. Le 1er jour, les étudiants pouvaient manger de simples « haricots verts », et le 2ème déguster des « haricots verts et des échalotes faibles en glucides », le 3ème des « haricots verts et des échalotes énergétiques » et le 4ème des « haricots verts piquants avec échalotes croustillantes ».

Bon, entre nous, c’est vrai que le 4ème intitulé est beaucoup plus vendeur… Comme les carottes qui ont un jour portées le nom plutôt alléchant de « carottes caramélisées ». Tout le monde aurait pu succomber. Et c’est justement ce qui a été démontré : les haricots verts avec échalotes croustillantes ont été choisis 25 % de fois plus que les simples haricots verts. Pareil pour les betteraves, pareil pour les carottes, et pareil pour tous les autres légumes déclinés pendant 1 mois et demi. En plus de ça, les jours de grande renommée, les assiettes étaient 23 % plus remplies. L’étude ne nous dit pas cependant si elles ont toutes étaient terminées…  

Être créatif, il n’y a que ça de BON !  

Il paraît que les légumes sont ennuyeux (ça ne vient pas de nous, hein, mais de cette même étude). Alors, le simple fait de changer leur dénomination contribuerait à les rendre plus attirants, pour attirer plus de gourmands… et augmenter la consommation. Adieu les endives en gratin, et bonjour les endives caramélisées au four avec gruyère fondant.

Entre nous, tout cela n’a rien de surprenant. Il est rare de voir sur la carte d’un restau étoilé des « haricots verts avec blanc de poulet ». Les haricots verts sautés au beurre et échalotes émincées caramélisées auront plus de succès. Bien qu’il s’agisse de la même chose. Mais une telle différence d’appréciation, entre un simple nom de légume et un nom plus élaboré, nous donne envie de nous laisser aller à plus de créativité ! Histoire que nos plats, et leur nom, aient plus de succès auprès de nos affamés.

Et tant que nous sommes dans les études, une autre avait démontré que les enfants se laissaient plus facilement tenter par des produits avec des noms plus familiers, et dont la provenance était connue. Alors, pourquoi ne pas leur proposer une Perle du Nord ?

Pourquoi appelle-t-on l’endive, la Perle ?

Après réflexion, une autre idée ressort de cette assiette étude. Ok, le nom est plus craquant, mais il nous donne aussi plus d’informations sur la façon dont les légumes ont été cuisinés. « Haricot vert » ne nous dit pas grand-chose. Or, si l’on nous dit qu’ils ont été cuisinés avec des échalotes croustillantes… On les imaginerait presque dans nos assiettes ! Non seulement, le nom est plus alléchant mais il est aussi plus transparent sur la façon dont il a été cuisiné.

C’est comme nos Perles du Nord. Si on aime les appeler ainsi, c’est parce que c’est joli (avouons-le) mais c’est aussi en référence à leur mode de production. Les endives sont cultivées à l’abri de la lumière pour dévoiler un habillage d’un blanc immaculé. Comme les perles que l’on trouve au fond des coquillages. Plus sympa, non ?

*Etude publiée dans Jama Internal Medicine

Article rédigé par Mathilde Tay pour Perle du Nord. 

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