Le chou (et les crucifères), champion de la lutte contre le cancer du sein

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Le chou (et les crucifères), champion de la lutte contre le cancer du sein

Le chou (et les crucifères), champion de la lutte contre le cancer du sein

Vous l’avez sous doute déjà entendu : il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour. Ce n’est pas pour vous prendre le chou, mais on pourrait aussi ajouter : « et manger au moins 5 choux par semaine pour lutter contre le cancer du sein ». On vous explique.

Qu’est-ce que le chou a à voir avec le cancer du sein ?

On entend souvent que les légumes sont riches en antioxydants, ces barrières naturelles qui protègent nos cellules de l’attaque des radicaux libres. Pour rappel, les radicaux libres ont été jugés responsables, entre autres choses, du vieillissement de nos cellules et du développement de certaines tumeurs. Et bien, sachez que les crucifères (cf. la famille des choux) sont particulièrement riches en antioxydants… Mais pas que.

Il a également été observé* (et à plusieurs reprises) que les choux contiennent un composant un peu spécial : l’isothiocyanate de phénéthyle. Outre son nom, il a de spécial qu’il permettrait de lutter contre le HER2, une protéine qui amplifie la croissance des cellules cancéreuses (lorsqu’elle est victime de mutation). D’autre part, et c’est la raison pour laquelle on parlait spécifiquement du cancer du sein, le chou contient également des polyphénols qui eux ciblent leur action sur les cellules mammaires.

Bien sûr, les choux, ou plutôt leur composition, jouent surtout un rôle dans la réduction des risques, et non dans le traitement de la maladie. Ils n’ont pas le pouvoir de l’éliminer mais c’est vrai qu’ils contribuent largement à réduire les risques. Ils permettent de faire barrière contre les responsables du développement de cellules cancéreuses et des tumeurs.

Crus ou cuits : comment les consommer ?

Crus ou cuits, les deux possibilités ont leur petit effet ! Il est vrai que cuire les légumes réduit une partie de leur composition nutritionnelle. Par exemple, si vous les faites cuire trop longtemps dans l’eau bouillante, vous retrouverez tous les nutriments au fond de la casserole (raison pour laquelle on favorise une cuisson vapeur).

Cependant, certains légumes tels que les choux ont besoin d’être cuits pour libérer leur action anticancéreuse. Les choux contiennent en effet ce qu’on appelle des glucosinolates*. Comme ça, à l’état pur, ces composés n’apportent rien. On les dit inactifs. C’est que lorsqu’ils sont physiquement modifiés qu’ils libèrent tout leur pouvoir. Ils peuvent ainsi entrer en contact avec une autre enzyme contenue dans le chou, et ensemble devenir une puissante molécule anticancéreuse.

Pour d’autres légumes, comme les carottes par exemple, les faire cuire est plus positif que l’expression ne l’affirme. Car à la cuisson, les carottes perdent leur paroi cellulaire, et nous facilitent ainsi l’absorption des bons nutriments (en l’occurrence, dans le cas de la carotte, les antioxydants caroténoïdes). Alors, crus ou cuits, à vous de décider en fonction de vos préférences. Le tout est de consommer beaucoup de légumes, ou au moins 5 par jour.

Ces autres super-légumes, barrières contre le cancer

Si on vous prend le chou avec ces 5 fruits et légumes par jour, c’est qu’ils sont tous naturellement riches en antioxydants. Et qui dit antioxydants dit excellents pour notre santé, et pour renforcer nos cellules face aux méchants radicaux libres. Ainsi notre corps aura moins de mal à lutter contre le développement des cellules cancéreuses.

Pour autant, les crucifères ne sont pas les seules super-championnes. On peut citer aussi le poireau, l’ail (plutôt considéré comme un condiment mais tout de même excellent !), le soja, les fruits rouges ou encore l’endive… Alors, pensez-y au menu ce midi : ajoutez un peu plus d’antioxydants.

*Anti-tumor activity of phenethyl isothiocyanate in HER2 positive breast cancer models. Parul Gupta, Sanjay K Srivastava. BMC Medicine 2012

*le vocabulaire contenu dans cet article est susceptible de vous rapporter beaucoup de points au Scrabble.

Article rédigé par Mathilde Tay pour Perle du Nord.

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