Savez-vous que l’on peut produire de l’électricité avec des endives ?

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Savez-vous que l’on peut produire de l’électricité avec des endives ?

Savez-vous que l’on peut produire de l’électricité avec des endives ?

L’endive n’a pas finir de nous surprendre. Non contente de devenir la reine de nos assiettes hiver comme été, elle est aujourd’hui capable de produire de l’électricité !

S’éclairer et se chauffer à l’endive !

C’est le pari réussi des producteurs de l’endiverie de Soyécourt, dans la Somme (Picardie). Il y a encore quelques années, les déchets de ce site de production étaient transformés en engrais pour mettre sur les cultures. Car il faut savoir qu’avant de rejoindre nos étals, une endive pousse. Et génère beaucoup de déchets. Il faut couper ses racines, les feuilles moches qui sont autour… Transformer les déchets en engrais c’est bien mais pose un problème : l’impact pollution n’est pas neutre.

Cette procédure dure encore quelques années jusqu’à ce qu’arrive l’année 2014 et de nouvelles réglementations… qui  se durcissent. Face à ce constat, les producteurs cherchent alors comment mieux valoriser leurs déchets.

 

Vers la production d’électricité

Fruit de 7 années de recherches et de démarches administratives, leur cuve de méthanisation voit le jour fin 2014. Et depuis, ce sont chaque année plus de 12 000 tonnes  de déchets organiques biodégradables (racines, endives non conformes à la vente, feuilles…) qui y fermentent, jusqu’à en extraire du biogaz. La combustion de ce dernier permettant de générer chaleur et électricité. C’est ainsi 1618 mégawatheures (MWh) qui sont produits par an. De quoi couvrir la moitié des besoins électriques du site et l’intégralité de son chauffage ! Dixit Thierry François gérant de la société.

 

Un investissement amorti en 8 ans

Une belle réussite qui s’inscrit dans le projet de loi sur la transition énergétique. Une telle initiative permet ainsi à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et de renforcer son indépendance énergétique en équilibrant mieux ses différentes sources d’approvisionnement. De son côté, le site de Soyécourt, presque autosuffisant, devrait amortir les trois millions d’euros engagés d’ici à 2024. D’autant que ce dispositif lui permet déjà de diviser sa facture d’électricité par deux.

Et si un jour les déchets de notre salade ou de notre gratin d’endives éclairaient notre cuisine ? Il est désormais permis de rêver quand on voit le chemin parcouru.

Article rédigé par Coralie Barrois pour Perle du Nord.

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